Transports en commun en Tanzanie : entre défis et innovations
La Tanzanie révolutionne son système de transports en commun, mais des défis subsistent. Découvrez les enjeux du BRT et des transports informels qui façonnent la mobilité urbaine.
Le projet BRT de Dar es Salaam : une révolution en marche

En août 2026, la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a lancé la deuxième phase du projet de transport rapide par bus (BRT) de Dar es Salaam. Ce projet vise à améliorer la mobilité urbaine dans la capitale économique du pays, qui fait face à une croissance démographique rapide. En 2022, le système BRT comptait environ 210 bus, dont des modèles articulés de 18 mètres pouvant transporter environ 150 passagers et des bus standards de 12 mètres pour environ 80 passagers. Cette initiative a pour objectif de réduire les embouteillages chroniques et d’offrir une alternative de transport fiable aux habitants.
Statistiques de fréquentation : un système en pleine expansion
En 2017, le BRT de Dar es Salaam transportait environ 179 000 passagers par jour, avec une capacité théorique de 300 000 passagers. Cette croissance témoigne de l’importance croissante du BRT comme moyen de transport privilégié pour de nombreux habitants. La mise en œuvre de nouvelles lignes et l’augmentation du nombre de bus devraient permettre d’améliorer encore davantage cette capacité. Cependant, la dépendance à un système informel de transport reste un défi à relever pour les autorités.
Les transports informels : un acteur majeur du paysage urbain
Les transports en commun informels, tels que les dala-dala, représentent environ 30 % des déplacements urbains en Tanzanie en 2024. Ces moyens de transport sont principalement gérés par des acteurs privés sans organisation centralisée, ce qui complique la régulation et la planification des itinéraires. En 2024, ces transports informels généraient environ 1,5 million de dollars américains par jour pour les acteurs privés, illustrant leur rôle économique significatif dans le paysage urbain tanzanien. Ce système informel, bien que bon marché, soulève des préoccupations en matière de sécurité et de fiabilité.
Les défis de la régulation des transports informels
En 2024, les transports en commun informels n’étaient soumis qu’à une régulation théorique imposée par les gouvernements concernant les immatriculations ou la sécurité routière. Cette situation entraîne des défis en matière de sécurité et de fiabilité pour les usagers. De plus, l’absence d’un réseau interconnecté et multimodal complique les correspondances et la planification des trajets pour les passagers, qui doivent souvent faire face à des horaires imprévisibles. La nécessité d’une régulation plus stricte est primordiale pour garantir un service de qualité.
Le coût des transports en commun en Tanzanie
En 2026, le coût moyen d’un ticket de bus en Tanzanie était de 0,21 €, avec des variations entre 0,20 € et 0,33 € selon les villes. En parallèle, le prix moyen d’un abonnement mensuel aux transports en commun s’élevait à 13 €, avec des variations entre 12 € et 13 €. Ces tarifs abordables permettent à une part significative de la population d’accéder aux transports, mais soulèvent également des questions sur la durabilité économique des opérateurs privés. Les usagers doivent souvent choisir entre le coût et la qualité du service, ce qui peut influencer leur choix de mode de transport.
Les perspectives d’avenir pour les transports en commun
Avec le lancement de la deuxième phase du projet BRT, la Tanzanie montre son engagement vers une amélioration continue de son réseau de transport. Cependant, il est crucial d’intégrer les systèmes informels dans cette évolution pour garantir une mobilité urbaine efficace et accessible à tous. Les efforts à venir devront inclure une meilleure régulation des transports informels et une intégration des différents modes de transport pour répondre aux besoins des usagers. L’avenir des transports en commun en Tanzanie dépendra de la capacité des autorités à concilier innovation et régulation.
La langue et la culture dans le contexte des transports
La langue tanzanienne, principalement le swahili, joue un rôle crucial dans la communication au sein du système de transport. Les conducteurs et les passagers utilisent souvent des expressions locales pour se repérer dans les transports informels. Cette spécificité linguistique peut parfois poser des défis pour les voyageurs étrangers, qui doivent s’adapter à la culture locale. Ainsi, la compréhension des dynamiques linguistiques et culturelles est essentielle pour naviguer efficacement dans le système de transport tanzanien.
Ce qu’on ne sait pas encore
Malgré les avancées notables dans les infrastructures de transport, plusieurs questions demeurent sans réponse. Les statistiques récentes sur le nombre total de passagers transportés par les transports en commun informels en Tanzanie sont encore inconnues. De même, les données actualisées sur la part de marché des différents modes de transport restent à établir. Enfin, il est essentiel de suivre les projets d’expansion ou d’amélioration des infrastructures de transport en commun en Tanzanie après 2026 pour évaluer leur impact à long terme.
Sources
- Tanzanie : Samia Suluhu Hassan et Sidi Ould Tah lancent la deuxième phase du réseau de transport rapide par bus de Dar es Salaam
- Transports en Tanzanie : dala-dala, bus, bajaj…
- Tanzanie : Prix d'un ticket de transport en commun en 2026
- Tanzanie : Prix d'un abonnement aux transports en commun en 2026
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Écrit par
Camille Moreau
Camille couvre les destinations de safari en Tanzanie et les trésors de Zanzibar. Elle s'assure de la véracité des informations en s'appuyant sur des sources fiables et des témoignages vécus avant publication.
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